De violents tourbillons



Le mot tornade est plutôt réservé aux formes les plus violentes, qui se produisent presque toujours sur terre. Lorsque les vents sont moins forts, ou lorsque ce phénomène se produit sur mer, on parle plutôt de trombe.

Le tourbillon (le terme scientifique est vortex) se manifeste par une colonne, ou un cône nuageux –en forme d’entonnoir renversé- appelé tuba ; il est surmonté d’un cumulo-nimbus et s’étend parfois jusqu’au sol. Sa base nuageuse contient aussi des poussières et des débris soulevés du sol, ou des gouttelettes d’eau aspirées à la surface de l’océan.
Le diamètre du vortex varie de quelques dizaines à quelques centaines de mètres, sa hauteur d’une centaine de mètres à quelques kilomètres. Son axe peut être vertical, mais il est souvent incliné, surtout lorsqu’il atteint le sol.

Les tornades, comme les trombes, sont des phénomènes atmosphériques tourbillonnaires de dimension limitée. Elles éclatent sporadiquement et avec fureur, créant des vents qui tournent presque toujours dans le sens des aiguilles d’une montre dans l’hémisphère Sud et en sens inverse dans l’hémisphère Nord. Les vents tourbillonnent en s’élevant autour d’une zone où la pression atmosphérique est très faible.

Lors du passage d’une tornade ou d’une trombe, c’est la brutale variation de la pression qui provoque l’aspiration de l’eau ou des poussières du sol.

La taille et la forme des tornades changent rapidement au cours de leur brève existence : de quelques minutes à plusieurs heures. Leur trajectoire est en général de quelques kilomètres, mais on a pu en observer qui parcouraient 300 km.